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samedi 16 août 2014

Les 1eres poussières de 67P capturées par GIADA

Depuis le 1er août, GIADA a capturé 4 petits grains de matière en provenance de 67P/Churyumov-Gerasimenko. C’est la 1ere fois qu’une sonde capture des grains cométaires aussi près d’un noyau et aussi loin du Soleil.
4 grains en 4 jours
GIADA est l’un des 3 instruments capables de fournir des données sur les poussières présentes dans la chevelure de la comète (le grain montré ici a servi à la calibration de GIADA).
 GIADA est l’un des 3 instruments capables de fournir des données sur les poussières présentes dans la chevelure de la comète.

Les 1er, 2, 4 et 5 août, alors que Rosetta se trouvait à 814, 603, 286 et 179 km du noyau, le capteur d’impact de GIADA a détecté 4 grains de matière cométaire. Ce n’est qu’un début et il faudra accumuler nombre de découvertes du même type avant de pouvoir caractériser précisément l’environnement poussiéreux du noyau, mais c’est un bon début. Cela prouve, s’il en était besoin, que GIADA est aussi sensible que ses concepteurs l’espéraient puisque le premier grain était à la limite de détection théorique de l’instrument.
Avec COSIMA et MIDAS, GIADA – Grain Impact Analyser and Dust Accumulator – est l’un des 3 instruments de Rosetta capables de fournir des informations sur les grains de poussière et de glace présents dans la chevelure de la comète. GIADA devrait pouvoir renseigner les chercheurs sur le nombre, la masse, le moment et la vitesse des grains émis par l’activité du noyau tout au long de la mission. Rappelons que 67P/Churyumov-Gerasimenko atteindra son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, dans une année exactement, le 13 août 2015.

Le détecteur optique du Dust Flux Analyser (DFA), rebaptisé GIADA par l'équipe italienne, qui en constitue la partie entièrement nouvelle, a été développé au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (anciennement LAS) sous la direction de Philippe Lamy, qui en était le Principal Investigator, et avec un financement du CNES. GIADA a été simplifié par rapport à l'original DFA pour des questions de masse.

Image du noyau de 67P vu par la caméra de navigation de Rosetta le 11 août 2014 à une distance de 102 km.
Image du noyau de 67P vu par la caméra de navigation de Rosetta le 11 août 2014 à une distance de 102 km. Crédits : ESA/Rosetta/NAVCAM.

Un rôle de gardien

Les grains cométaires sont constitués d’un mélange de silicates, de composés organiques et de différents autres éléments en quantité infime. Ils couvrent la surface ou sont emprisonnés dans les glaces qui forment le noyau ; essentiellement de la glace d’eau et des gaz congelés comme le monoxyde de carbone, le dioxyde de carbone ou le méthane. À l’approche du Soleil, lorsque la chaleur augmente, ces glaces peuvent se sublimer – passer directement de l’état solide à l’état gazeux – et entraîner des grains plus ou moins massifs en se dispersant autour du noyau pour former la chevelure puis, à terme, les queues de la comète. La collecte continue de GIADA devrait notamment permettre d’évaluer et de suivre l’évolution de la perte de masse du noyau et, en relation avec des observations réalisées avec d’autres instruments de Rosetta, de préciser le ratio gaz/poussière.
Mais GIADA joue également un rôle de gardien pour Rosetta. Cet instrument permettra en effet de connaître le rythme auquel les poussières se déposeront sur l’ensemble de la sonde, notamment sur les éléments optiques des caméras et sur les panneaux solaires. C’est crucial pour estimer, dans la durée, la dégradation des performances des caméras et l’évolution de la capacité des immenses panneaux solaires à fournir suffisamment d’énergie pour le bon fonctionnement de la mission.
Pour plus de détails techniques sur GIADA, consultez cette page (en anglais).


Rosetta est une mission de l’ESA avec des contributions de ses États membres et de la NASA. Philae, l’atterrisseur de Rosetta, est fourni par un consortium dirigé par le DLR, le MPS, le CNES et l'ASI. Rosetta sera la première mission dans l'histoire à se mettre en orbite autour d’une comète, à l’escorter autour du Soleil, et à déployer un atterrisseur à sa surface.

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