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samedi 13 décembre 2014

Lima : Les gros mensonges des dirigeants au COP 20

Climat : les dirigeants mentent

Conférence sur le climat vers un accord à Lima titre le journal le Figaro. Au Pérou, la conférence climatique tente de jeter les bases du texte qui doit être signé dans un an à Paris. Depuis le 1er décembre, 195 pays sont réunis à Lima, au Pérou, dans le cadre de la COP 20, la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Objectif ...


Tracer les grandes lignes de l'accord mondial sur le climat espéré lors de la prochaine conférence climatique, à Paris, en décembre 2015. En fixant des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour l'ensemble des pays du monde, ce texte doit permettre de limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale à 2 °C par rapport à 1850, ère préindustrielle. Un seuil critique au-delà duquel les perturbations climatiques seraient trop grandes, voire irréversibles.

«Il y a encore une chance de rester sous le seuil des 2 °C (…) mais la possibilité d'agir se réduit », a rappelé Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU. Vendredi matin, sous le soleil écrasant de la capitale péruvienne, les négociations butaient encore. «Le G77, qui représente plus de 130 pays en développement, exige que les pays industrialisés prennent des engagements de réduction de leurs émissions effectifs avant 2020. Sans cela, les pays du G77 ne veulent pas se prononcer sur les efforts qu'ils mettront eux-mêmes en œuvre à partir de 2020. L'Europe pourrait revoir sa position sur ce point, mais des pays comme les États-Unis ou l'Australie ne veulent pas en entendre parler. Ça n'avance pas », expliquait avant la reprise des discussions Pierre Radanne, membre du comité de pilotage de la prochaine COP.

"Si une fois les contributions proposées on se rend compte qu'on se dirige vers une augmentation de 3,5 °C, il faudra bien que les pays revoient à la hausse les efforts consentis pour arriver à la COP de Paris avec des propositions appropriées."
Yannick Jadot, député européen et membre d'Europe Écologie-Les Verts

À Lima, les négociations se sont largement focalisées sur les modalités entourant les «contributions nationalement déterminées »: à quels objectifs chacun est-il prêt à s'engager pour réduire ses émissions, comment et quand? «L'idée est que les plus gros émetteurs, les pays du G20, qui représentent environ 90 % des émissions totales, rendent leur copie avant le printemps. Il faudra que soit d'ici là mise sur pied une méthode sérieuse d'évaluation, afin de juger si les propositions sont ou non adaptées à l'objectif des 2 °C », explique Yannick Jadot, député européen et membre d'Europe Écologie-Les Verts. «Si une fois les contributions proposées on se rend compte qu'on se dirige vers une augmentation de 3,5 °C, il faudra bien que les pays revoient à la hausse les efforts consentis pour arriver à la COP de Paris avec des propositions appropriées.»

Le financement climatique a aussi été âprement discuté tout au long de la COP 20. Celui-ci permettra aux pays les plus pauvres de s'adapter aux conséquences du changement climatique, mais aussi de mettre sur pied un développement plus «vert ». Vendredi, 27 pays avaient promis de financer le fonds vert pour le climat à hauteur de 10,2 milliards de dollars (8,2 milliards d'euros). Chiffre jugé insuffisant au regard des 100 milliards promis en 2009, et des 250 à 500 milliards de dollars par an dès 2050 évoqués la semaine passée dans un rapport de l'ONU… «Vu les difficultés économiques, les pays tardent à s'engager. Si les pays les plus pauvres savaient à quelles aides s'attendre et pour combien de temps, ils seraient rassurés et on pourrait passer au-delà de certaines difficultés », estime Yannick Jadot.
La conférence devait s'achever vendredi, mais les négociateurs s'attendent à rester jusqu'à samedi autour de la table. 

A Lima, la conférence sur le climat ressemble à un jeu de dupes d'aprés NOËL MAMÈRE sur le portail Reporterre, où les dirigeants font mine de vouloir un accord sans rien changer au système qui détruit le climat. « Seule la convergence des luttes pour la justice climatique et la justice sociale permettra d’exercer une pression nécessaire pour changer la donne climatique. »
Une fois de plus, la Cop Climat de Lima risque de déboucher sur un marché de dupes et de renvoyer à plus tard les décisions urgentes. Une fois de plus chacun se lamentera de l’hypocrisie des pays développés qui, côté cour, la main sur le cœur, font des déclarations d’intentions louables et généreuses et, côté jardin, continuent comme avant leur course effrénée à la croissance. Rien de nouveau sous le soleil.
Et ce n’est pas le volontarisme de façade de messieurs Hollande, Valls et Fabius qui nous rassurera. Ils sont prêts à tout pour réussir « leur » conférence de Paris en 2015. Sauf à sacrifier l’essentiel : l’empreinte carbone de la France a augmenté de 15 % en vingt ans.

Contradiction totale

Et on ne voit pas ce qui dans la loi de transition énergétique votée à l’automne, dans la suppression de l’écotaxe, dans le refus obstiné d’une fiscalité écologique, permettrait à la France d’être le leader du changement climatique.Les accords de libre-échange avec le Canada et, demain, avec les Etats-Unis, que ce gouvernement s’apprête à signer, vont dans le même sens : le contrôle par les entreprises multinationales, notamment celles du pétrole, des échanges internationaux et la déréglementation à tout-va en contradiction totale avec l’idée d’un accord sur le climat qui suppose des contraintes.
De même, les pratiques de Total et d’Areva dans l’extractivisme, nous confortent dans notre conviction que les négociations de 2015 (comme celle de Copenhague en 2009), déboucheront sur un nouvel échec, déjà programmé ces jours-ci à Lima.
Faut-il désespérer pour autant les centaines de milliers de manifestants de par le monde, le 20 septembre dernier, qui veulent « sauver le climat » ? Non, bien sûr. Mais il ne faut pas les bercer avec de fausses promesses. La lutte contre le dérèglement climatique passe par le rejet des illusions liées aux fausses solutions proposées depuis le début de ces conférences internationales des petits pas. Le marché des droits à polluer a retardé la prise de conscience et la conclusion de véritables accords entre le Nord et le Sud, tout en ouvrant un nouveau domaine aux requins de la finance.
On ne « sauvera » pas le climat sans changer le système, sans s’engager dans une transition longue, vers la sobriété et l’efficacité énergétique, la démocratisation des systèmes énergétiques et des énergies renouvelables, l’agro-écologie paysanne, les biens communs, la souveraineté alimentaire, la relocalisation des productions et des consommations, la coopération avec les pays les plus pauvres pour qu’ils puissent s’adapter aux politiques publiques de changement climatique.

Des centaines de milliards pour les banques, des miettes pour le climat

Les dirigeants des pays développés nous mentent quand, dans le même temps, ils se lamentent sur le manque de financement d’une politique cohérente sur le climat et détricotent la taxe financière sur les échanges financiers internationaux.
Ils nous mentent quand, dans le même temps, ils trouvent des centaines de milliards pour sauver les banques et ne veulent rien débourser pour sauver l’humanité face à la dégradation de plus en plus rapide du climat qui se manifeste déjà avec les tsunamis, les typhons, les sécheresses, les inondations, le réchauffement des océans et la fonte des glaces. Aucune partie du monde n’est épargnée.
Alors, oui, il faut continuer à se battre. L’heure n’est plus à réclamer un grand soir du climat illusoire, mais à résister. Résister, c’est refuser les grands projets inutiles avec les zadistes, refuser l’extractivisme avec les peuples et la poursuite de l’exploitation des gaz de schiste, refuser le développement des OGM avec les paysans du monde…
Résister mais aussi développer, partout où c’est possible, des alternatives concrètes montrant que le changement du système viendra d’en-bas et pas d’en-haut. Nous devons aujourd’hui globaliser ces solutions réelles au changement climatique. Oui, le « système » est aujourd’hui le principal obstacle à la lutte contre la crise climatique.
Celle-ci condense les limites et les contradictions d’un modèle d’organisation des sociétés écologiquement non viable et socialement injuste et destructeur : la « modernité » productiviste et capitaliste. C’est pourquoi seule la convergence des luttes pour la justice climatique et la justice sociale permettra d’exercer une pression nécessaire pour changer la donne climatique.

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