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lundi 29 septembre 2014

Exclusif : un dinosaure vivant surpris au Pantanal

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Exclusif : Un dinosaure vivant surpris au Pantanal

Incroyable : un dinosaure théropode vivant aurait été aperçu au Pantanal, une région humide très peu peuplée au sud de l'Amazonie. Découvrez les premières images, en attendant une publication dans une revue scientifique...

Image d'en-tête : Une image de Piscisaurus aprilis alors qu'il traverse à grande vitesse un milieu boisé. L'animal appartiendrait à une espèce nouvelle, à inclure dans un groupe que l'on croyait disparu. © Alan Grant/Futura-Sciences


Il faut le voir pour le croire. Un animal ressemblant fortement à un dinosaure bien vivant a été repéré en pleine forêt vierge et semble effectivement étroitement apparenté à ce grand groupe de vertébrés diapsides disparus – croit-on – il y a 65 millions d’années, par l’effet d’un astéroïde (Baptistina de son nom de famille) ou d’un accès de volcanisme du côté du Deccan, ou encore d’une juxtaposition des deux événements.

Si elle venait d’un touriste quelconque, la découverte ferait sourire. Mais l’équipe à l’origine de l'annonce n’est autre que celle dirigée par Alan Grant, du National Museum of Natural History, de la Smithsonian Institution, disciple de Charles Bradford Hudson. La découverte, d’ailleurs, ne doit rien au hasard. L’équipe a exploré l’un des endroits les moins connus du globe alors que la biodiversité y est sans doute la plus élevée : le Pantanal.


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Au sud de l'Amazonie, le Pantanal est une vaste plaine éloignée de la mer et abondamment irriguée par les régions environnantes. L'eau s'y écoule très lentement et forme de vastes zones marécageuses ou inondées à la saison des pluies. © Creative Commons


Cette immense plaine d’Amérique du Sud est la plus grande zone humide du monde, avec près de 200.000 kilomètres carrés, c’est-à-dire un peu moins que la surface de la Grande-Bretagne. Située au sud de l’Amazonie, elle se trouve pour l’essentiel au Brésil (états du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul) et pour le reste en Bolivie et au Paraguay. La pente est extrêmement faible et les eaux s’écoulent très lentement vers l’Atlantique.

À la saison des pluies (entre octobre et mars), elles s’étalent en une multitude de marais et de rivières qui inondent complètement de vastes zones de forêts. L’environnement y est très particulier : durant la saison humide, ce sont des poissons qui se promènent entre les troncs d’arbres


Des observations déjà anciennes


Dans ce milieu si étrange prospèrent une faune et une flore étonnamment variées. Avec ces apports d’eau douce venus d’un peu partout, le Pantanal concentre des espèces animales et surtout végétales issues de régions très différentes. Voilà pourquoi coexistent ici des végétaux des forêts tropicales et d’autres typiques de la savane. On y croise aussi beaucoup d’espèces encore non répertoriées, d’autant que l’occupation humaine y reste encore réduite, surtout au centre et vers le nord.

Depuis de nombreuses décennies, des observations d’un animal de grande taille, craintif et marchant sur deux pattes ont été rapportées sans que ces affirmations soient prises bien au sérieux par les scientifiques, la cryptozoologie ayant mauvaise presse dans les labos.

Tout change désormais avec cette observation incontestable – et incontestée – qui fera bientôt l’objet d’une publication dans la revue Pnas, mais dont nous présentons ici les principales informations. D’après Alan Grant, l’animal est à coup sûr un archosaure, sans doute un dinosaure, vraisemblablement un saurischien, probablement un théropode et peut-être avéthéropode (ou Avetheropoda). Autrement dit un dinosaure bipède ressemblant au célèbre Velociraptor immortalisé (mais mal représenté) par le film Jurassic Park.


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Une image tirée de l'un des films tournés par l'équipe. On remarque nettement une dentition généreuse, qui signale le prédateur carnivore. La taille est difficile à estimer. Le cinéaste était à ce moment couché par terre, ce qui indique que l'animal n'est pas très grand (1,50 m au garrot d'après l'équipe). © Alan Grant / Futura-Sciences

Bien adapté à un environnement changeant


D’après Grant, l’animal mesure environ 1,50 mètre au garrot et marche – ou plutôt court – sur ses deux pattes arrière tandis que ses membres antérieurs semblent très courts. L’animal a été vu à plusieurs reprises mais à chaque fois pendant quelques secondes seulement. Il a cependant été filmé et photographié. Nous présentons ici deux vues rapprochées qui montrent assez bien la forme générale de l’animal. Capable de courir vite, il paraît adapté au milieu forestier (comme on le voit sur les images publiées ici), mais aussi aux milieux ouverts, nombreux au Pantanal. Ce dinosaure est aussi bon nageur et c’est d’ailleurs dans l’eau qu’il a été vu pour la première fois par l’équipe, en avril 2010, à la fin de la saison humide, raison pour laquelle Alan Grant l’a baptisé Piscisaurus aprilis (le reptile d’avril qui nage).

Cette vie amphibie amène d’ailleurs des questions sur le mode de vie des théropodes disparus, toujours représentés en train de courir sur la terre ferme. Mais ne pouvaient-ils pas nager eux aussi ? « C’est tout à fait possible, commente Michel Mostelle, du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, interrogé par Futura-Sciences. Nous ne savons pas grand-chose de leurs modes de vie et leurs pattes arrière puissantes devaient sûrement leur donner la possibilité de nager. »

Cette capacité d’adaptation peut étonner mais explique aussi pourquoi P. aprilis a pu survivre jusqu’à nos jours dans cette région isolée mais bien pourvue en ressources. Il s’agit à n’en pas douter d’un carnivore (voir sa dentition) et la richesse de la faune permet tout à fait à un prédateur de cette taille de vivre en petites populations, comme en témoigne la présence de jaguars, de pumas et de renards.

Même si ce n’est pas la première fois que l’on observe des dinosaures vivants, cette découverte bouleverse notre connaissance des théropodes et de leur évolution. Elle nous incite aussi à mieux préserver cette région si particulière du Pantanal. L’équipe repartira dans cette région l’hiver (boréal) prochain pour mieux observer P. aprilis en milieu aquatique pendant la saison des pluies. Rendez-vous, donc, en avril prochain, pour la suite de ce feuilleton.
 
 Publié par Dajaltosa -  Source :Futura Science
 

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